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Berthecourt, et ses débuts
(Article paru en Janvier 2002 sur le Bulletin Municipal d'information N°56 )
Tout d’abord appelé « Bertilicurtis ou Bertolicurtem » qui se décompose comme suit : le premier terme est d’origine germanique « Berth » par suite de la chute du « H » dans les noms de personne vient du vieux haut allemand. « Beraht » (Illuste-Brillant) – Le second vient du bas latin « Cortis » qui signifie « Domaine ». Le village était fait de petits gens dans la proportion de 9/10 de la population. On y fabriquait et récoltait l’essentiel de la vie courante. En somme c’était une vie en autarcie. Les manouvriers possédaient pour 75 % d’entre eux leurs maisons qui étaient de modestes chaumières composées d’une pièce avec grenier flanquées d’une étable ou d’une petite grange et d’un petit jardin.
Le riche qui était paysan possédait des petites parcelles de terre et en cultivait une partie mais en louait à d’autres. Il possédait toujours la maison en torchis avec dépendances et son courtil, planté d’arbres fruitier, ses champs couvraient entre 2 et 8ha avec une moyenne de 4ha en pâture ou en pré. En outre, il avait 1 âne ou 1 mule, 3 ou 4 bovins, 2 ou 3 cochons et une dizaine de moutons.
La population n’a cessé d’augmenter jusqu’au dernier recensement, au 8 Mars 1999, Berthecourt comptait 1355 Habitants (664 hommes, et 691 femmes) soit une densité de 194 Habitants au Km² et depuis nous continuons notre progression. En 2001 – 1560 Habitants.
Berthecourt avant 1900 - Le village est traversé par le Sillet. Le Sillet naît de plusieurs sources dans le Silly et à l’Est de Carville dans le pré de la bonde et va jusqu’au pont de Hermes ou il se réunit au Thérain, après un trajet de 7600m. Pendant ce trajet, il reçoit de nombreuses fontaines existantes formant Ruisseau dans Berthecourt (Dans les marais – Fontaine de l’avaloir) et combien d’autres même fontaine ferrugineuses dans le fond de Nainval . Cela vient de la traversée des terres par de restes de pyrites décomposées.
L’église de Berthecourt se trouve à 63 m au dessus du niveau de la Mer, celle de Hermes à 49 m.
Tout d’abord appelé « Bertilicurtis ou Bertolicurtem » qui se décompose
comme suit : - Le premier terme est d’origine germanique « Berth » par suite de la chute du « H »
dans les noms de personne vient du vieux haut allemand. « Beraht » (Illuste-Brillant) .
- Le second vient du bas latin « Cortis » qui signifie « Domaine ».
Le village était fait de petits gens dans la proportion de 9/10 de la population.
On y fabriquait et récoltait l’essentiel de la vie courante. En somme c’était une vie en autarcie.
Les manouvriers possédaient pour 75 % d’entre eux leurs maisons qui étaient de modestes chaumières
composées d’une pièce avec grenier flanquées d’une étable ou d’une petite grange et d’un petit jardin.
(Article paru sur le Bulletin Municipal d'information N°1 )
Il y a longtemps, bien longtemps, dans la préhistoire, un bras de la Mer recouvrait notre région, cerné d'un coté par la montagne Ste Geneviève et de l'autre par la montagne de Hermes. "?"
La mer se retira petit à petit, et alors apparut le mont César puis, le larry de Ponchon. La région devint alors un véritable marécage.
Des l'âge de la Pierre, les hommes commencent à défricher, à assécher les marais. Bien vite ils se fabriquent des outils, des armes nécessaires à la vie courante avec ce qu'ils trouvent sur place. La pierre d'abord puis le silex. Ils connaissaient aussi l'art du feu comme l'indiquent les fouilles faites en 1901 à la suite desquelles on trouva des traces de Foyers calcinés. (Il existe au musée départemental de Beauvais toute une collection d'armes, de haches et autres instruments fabriqués à cette époque).
Monuments Mégalithiques
Ainsi l'on trouve non loin, à Villers St Sépulcre, le dolmen de la "Pierre aux Fées", les pierres transversales furent enlevées en 1701. Elles mesuraient 10 m de long. "?"
Les objets trouvés dans ces sépultures (haches de pierre, débris de colliers en os, en quartz, pointes de flèches, fragments de poterie dans lesquelles devaient être déposés des aliments. Cela prouve que les hommes de cette époque croyaient en l'existence d'outre tombe.
(Article paru sur le Bulletin Municipal d'information N°2 )
L'AGE DE BRONZE
- L'âge des métaux succéda peu à peu à l'âge de la pierre. Ce fut d'abord le bronze qui comme chacun sait, est un alliage de cuivre d'étain et de zinc.
- La plupart des objets trouvés sont en cuivre presque pur.
- Il est probable que les allures du fondeur étameur actuel n'auraient pas grande différence avec le fondeur étameur de 1'époque. Celui-ci parcourait les bourgades (composées de quelques huttes) muni de son matériel, c'est à dire du creuset et de quelques moules ainsi que des matières premières, étain et cuivre (le zinc n'entrait pas encore dans la composition du bronze).Le fondeur étameur allait ainsi, tel un représentant ; fournissant à ses contemporains les armes, les ustensiles de cuisine dont ils avaient besoin pour se nourrir, chasser, se défendre contre les animaux sauvages et les ennemis.
AVANT L'ARRIVEE DE CESAR
Avant l'avivée de Jules César, notre région était couverte de forets entrecoupées de marais et d'étangs (il nous reste 2 étangs naturels). L'étang de Blainville bien visible et celui de Parisis Fontaine. Des landes s'étendaient à perte de vue. La terre était recouverte de bruyère et de genêts (ce qui fait dire aux Bretons que notre région a bien des similitudes avec la Bretagne). Les genêts poussent encore à l'état sauvage au bord de la route de Beauvais Mouy et la bruyère en Forêt de Hez.
II SIECLES AVANT JESUS CHRIST
Les habitants avaient d'abord été des Celtes, puis des Belges, (les frontières étaient quasiment inexistantes). Les habitants de cette zone défrichée, entourée de bois et de collines étaient des Bellovaques. Les parties boisées étaient des territoires neutres et constituaient des frontières naturelles, outre les diverses peuplades. Les forêts servaient donc de protection, de défense et de refuge en cas de guerre.
Les Bellovaques étaient renommés comme le peuple le plus belliqueux de tous les Gaulois. Ils étaient indépendants et voulaient se battre à leur manière, à leur fantaisie et surtout ne recevoir d'ordre de personne.
Ils se choisirent comme chef, un certain Corréus qui avait grande renommée.
AVANT JESUS CHRIST
Lorsque Jules César veut attaquer les Bellovaques après avoir reçu la soumission des habitants de Compiègne et de Pierrefonds il établit son camps en face d'eux, sur une colline qu'il fortifie de remparts, de fossés, de tours à 3 étages et fait amener 3 légions.
Voilà donc les Bellovaques en grand danger ils se battirent comme des lions, mais sans succès ; craignant un siège comme celui d'Alésia, Corréus imagine un moyen de défense et de retraite peu commun, et surtout sans risque de perte. Le soir venu, Corréus donne l'ordre à ses soldats de prendre des bottes de paille des fagots, du fourrage et de les aligner tel une barrière de défense entre les Romains et eux " ? " puis, de se coucher. Lorsque la nuit fut bien profonde Corréus les réveille et leur donne l'ordre d'allumer de place en place cette barrière. " ? " Poussé par le vent qui soufflait, un rideau de fumée et de flammes s'élève alors; les dérobant aux yeux de l'adversaire.
Corréus donne l'ordre de se retirer avec charrettes et chevaux afin de pouvoir regrouper ses forces en toute sécurité dans la forêt profonde, et pouvoir ainsi faire face à l'ennemi sur pied d'égalité.
Ceux qui furent le plus surpris furent les Romains en s'apercevant au levée du jour combien ils avaient été bernés par un adversaire plus faible en hommes et en matériel mais combien plus riche en astuces. " ? " .
(Article paru sur le Bulletin Municipal d'information N°5 )
Avant d'aller plus avant dans l'histoire des habitants de notre région il semble intéressant de mieux connaître ces hommes, ces femmes qui nous ont précédés dans l'histoire.
Nous allons donc faire leur portrait :
Portrait moral : Comme nous l'avons dit précédemment les Bellovaques sont braves, francs et généreux. Ils ont horreur de la lâcheté mais sont très disciplinés et c'est ce qui les perdra.
Leurs croyances : Ils adorent de nombreux dieux. En fait, ils adorent tout ce qui ne s'explique pas pour eux. Ils adorent tout ce qui fait peur. Tout ce qui est beau. Le soleil, le vent, le tonnerre, les sources, Leurs prêtres sont les druides qui sont aussi Juges, médecins. Ils sont respectés et honorés de tous.
Portrait physique : Les Bellovaques sont grands ils ne se font pas couper les cheveux mais ils se contentent de les teindre soit en blond soit en roux avec de l'eau de choux. Ils se rasent la barbe mais en revanche laissent pousser de longues moustaches qui retombent de chaque coté de la bouche.
Leurs vêtements : Les Hommes sont vêtus de tuniques qui descendent jusqu'aux genoux. S'ils sont riches ils portent de larges pantalons appelés braies ainsi que des manteaux de laine tissée appelés saies.
Les femmes : portent une camisole, un jupon et un tablier. Les pauvres marchent nus pieds ; les riches ont des galoches.
Leurs habitations : n'étaient pas autre chose que des huttes rondes en bois ou en argile avec un trou en haut pour laisser passer la fumée. L'air et la lumière n'y pénètrent guère. Il y a juste un trou au ras du sol pour entrer et sortir.
Leur vie de tous les jours : Leur vie était surtout consacrée à la guerre, à la chasse, à la pêche. Ils fabriquaient leurs outils, leurs armes avec du silex qu'ils trouvaient sur place (les puits de silex avaient cela de particulier, qu'ils étaient profonds de 3 à 4 mètres. Le fond était plus large que l'orifice et communiquaient entre eux par des galeries latérales et des chambres indiquant comment les ouvriers recherchaient la matière première.
Les femmes filaient , tissaient s'occupaient des enfants très nombreux et même chassaient, péchaient lorsque les maris étalent à la guerre. Elles étaient fortes et vaillantes, n'hésitant pas à faire la guerre si cela se présentait.
Malgré les efforts héroïques des gaulois, tout n'allait pas comme Corréus l'aurait voulu. Malgré leur courage les Bellovaques furent vaincus. Corréus fut tué.
Profitant de la division des gaulois entre eux ; les Romains firent la conquête de la Gaule. Cette conquête enlevé au pays sa liberté politique, sa liberté tout court mais en revanche les Romains donnent en échange la paix, la sécurité.
(Article paru en Juin 1985 sur le Bulletin Municipal d'information N°6 )
Pendant la conquête Romaine et jusqu'à la pacification totale, les Romains maintiennent des soldats dans des camps retranchés et installés en des points stratégiques dont le plus typique est le Mont César. On y a retrouvé la trace de contour limitant un espace de 35 ha. C'était un boulevard haut d'au moins 10 pieds une véritable fortification comportant 4 portes. On y retrouve, et il parait que l'on y trouve encore, dans l'enceinte des médailles frappées au nom de COESAR - DIVIF ayant au revers un cavalier.
On y a retrouvé des armures, des statues, des vases. Ce serait laque Corréus aurait péri.
Ce qui nous reste de cette époque c'est une belle médaille d'or, avec l'inscription COESAR - DIVIF trouvée au lieu dit "Le Champs du Trésor" sur la commune de Berthecourt. on y a trouvé aussi de nombreuses pièces de monnaie en argent. )
Les voies Romaines
Tout d'abord pour assurer leur domination, l'arrivée massive de leurs troupes, les besoins du commerce ; les Romains ont sillonné la Gaule et notre région de routes admirablement construites. Ces routes n'avaient rien à voir avec les sentiers gaulois souvent impraticables. Ces routes étaient faites de blocs de grès brut, énormes, recouverts d'un revêtement de moellons de grès et la couche supérieure était formée de cailloux mêlés de terre sur une épaisseur de 2 pieds.
Sa largeur variait entre 16 mètres et 30 mètres (Ils voyaient grand). Au IV siècle sous l'empereur Dioclétien la Gaule fut divisée en 17 provinces. Notre région restera dans la province de Belgique ayant pour capitale Reims. Cette division dura 7 à 8 siècles jusqu'au morcellement féodal.
La province était divisée en cites. Les cites en pagis, les pagis en vicis c'est à dire Bourgades. Les Romains firent souvent coïncider ces divisions avec les anciens-groupements gaulois (la ville de Coesaromagus devint rapidement Bellovacum puis Beauvais Berthecourt n'était pas autre chose qu'une petite partie de Beauvais, une bourgade.
Les Bellovaques, ce peuple courageux par excellence ne guerroyant plus, met toute son ardeur a travailler. Ils défrichent les forêts, cultivent les céréales qui ne sont plus détruites par les guerres. Ils cultivent aussi la vigne sur les collines bien exposées tel le larry de Ponchon, ils font pousser des arbres fruitiers des châtaigniers, cerisiers, noyers et même des fleurs, ils utilisent les moulins à eau.
Ils battent le blé au fléau et font creuser des puits ils se construisent des huttes plus confortables.
Pendant plus de 4 siècles d'occupation Romaine le pays se transforme complètement. De nombreux Romains viennent habiter notre pays et, en conservant leur façon de vivre, ils entraînent bientôt dans leur sillage toute une modification dans le comportement et le mode de vie des Bellovaques, des Gaulois. Bientôt les Gaulois abandonnent le costume qu'ils portent pour se vêtir à la Romaine. Ils vont les jambes nues ils se chaussent de sandales et s'enveloppent dans les plis de longs manteaux de laine (toges). Ils portent les cheveux courts et se font couper la moustache. Ils parlent latin (comme les Romains en un mot il deviennent Gallo-Romains).
Pendant l'occupation romaine on commence a prêcher une religion nouvelle ; la religion chrétienne. En 312 lorsque l'empereur Constantin le tolère, le christianisme s'étend. Notre région fut évangélisée par St Lucien. (Montunille). L'église s'organise en Diocèse (là ou demeure l'Evèque). pour le modèle de l'administration de l'empire Romain. Au début il n'y a qu'une église par diocèse. Peu à peu le nombre de chrétiens se multiplie , on construit d'autres églises que l'on nomme paroisses. Bientôt il y en a une dans chaque village, Villers St Sépulcre d'abord puis Hermès, Berthecourt attendra encore de nombreuses années.
Malgré les progrès de Christianisme, le paganisme demeure pendant plusieurs siècles. Il nous reste encore pas mal de superstitions et si on les énumérerait je crois que beaucoup seraient surpris.
(Article paru en Novembre 1985 sur le Bulletin Municipal d'information N°7 )
LE MOYEN AGE - LES MEROVINGIENS
Bientôt, l'empire romain s'affaiblit. Les Romains ne sont plus aussi puissants qu'ils l'ont été pendant longtemps. Ils font intervenir les Germains. Les Francs s'installent dans notre région devenue une des plus fertile. La Gaule est envahie par les barbares "Les Huns". Alors, Romains, Gaulois et Germains s'unissent pour les repousser dans une grande bataille en Champagne commandée par "Aetius". Attila que Sainte Geneviève avait écarté de Paris fut battu du "champ Catalaunique et son empire se disloqua.
Fin de l'empire d'occident 476
Les Francs : L'unité de la Gaule fut faite par les Francs restés païens tandis que les Burgondes et les Wisigoths avaient été dès le IV e siècle convertis au christianisme.
Braves et belliqueux ils choisissent leurs rois qui étaient surtout chef de guerre, dans une famille déterminée.
L'assemblée des hommes libres était consultée avant chaque expédition. La justice se rendait selon le principe de "Wehrgeld" (somme tarifiée a verser en compensation de tous délits à la famille ou a la victime).
Les prédécesseurs de Clovis : son grand père Mérovée qui a donné le nom de mérovingiens, son père Childéric (458.481.) sont les premiers rois francs dont l'existence est certaine. Ils régnaient a Tournai sur une tribu de Francs comprenant; plusieurs milliers de guerriers.
En 481 Clovis est élu roi à 15 ans. Clovis est intelligent habile, fourbe mais aussi ambitieux " ? " et cruel. En 493 il se maria avec Clotilde dont il eut 4 fils : Thierry, Clodomir, Childebert et Clotaire. Il se rend maître de la Gaule et sous l'influence de Clotilde se fait baptiser a Reims. A la suite d'un vœu fait au cours de la bataille de Tolbiac. (La bataille semblait perdue et Clovis s'agenouillant s'écria "Dieu de Clotilde si je gagne cette bataille je te jure de me faire baptiser avec mes 3 000 soldats) ce qui fut fait.
Dès lors il devint l'ami de l'Église. Il se rendit maître de la Gaule et conquit son royaume jusqu'aux Pyrénées.
Il meurt en 507 au cours de la bataille de Poitiers,
Le Royaume est alors divisé entre ses 4 fils dont 3 moururent assez rapidement seul Clotaire régna de 558 à 561. Clotaire eut 4 fils Caribert qui mourut jeune . Sigebert et Chilpéric qui se battirent à l'instigation de la Reine Brunehaut (dont nous parlerons plus longuement dans le prochain numéro) et Gontran le petit dernier. Ce fut une période de crimes abominables Sigebert et Chilpéric furent assassinés. Clotaire II fils de Chilpéric régna de 584 à 629. La dynastie mérovingienne atteignit son apogée sous le règne de son fils Dagobert dont le principal conseiller fut un orfèvre dont le nom est aussi familier que Dagobert - St Eloi.
Institutions et mœurs des Mérovingiens :
Les rois vivaient parmi les compagnons ou leudes qu'ils entretenaient et parmi lesquels ils choisissent leurs intendants et fonctionnaires. Ils n'avaient comme ressources que les revenus de leurs domaines ou villas et se déplaçaient sans cesse de l'un à l'autre. Ces domaines étaient tous places sous l'autorité du "Maire du Palais". Les mœurs restaient barbares : La cruauté, la ruse et les superstitions les caractérisaient.
Certains penseront que l'on parle peu de Berthecourt mais Berthecourt faisant partie de la France ; Il est utile de situer l'histoire de notre région, de notre village dans l'histoire de France.
(Article paru en Février 1986 sur le Bulletin Municipal d'information N°8 )
Faisons une petite pose dans l'évolution chronologique de notre histoire et portons notre attention sur une personne dont le nom figure sur la plaque d'une rue de notre commune
Brunehaut : qui était-elle ?
A en croire Grégoire de Tours, chroniqueur contemporain, la reine Brunehault était jolie fille, belle de visage, séduisante en ses manières, honnête et décente en ses mœurs, douée d'un langage flatteur mais d'une cruauté peu commune !
Brunehault, née en Espagne en 534 et fille du roi des Wisigoths, épousa en 566 Sigebert, roi des Francs d'Austrasie dont Metz était la capitale. Tandis que son mari festoyait et guerroyait, c'est elle qui pratiquement régnait. Brunehault entreprit de nombreuses réformes, ainsi que de grands travaux ; les routes et chaussées furent élargies, elle s'était fixée comme objectif de joindre facilement Paris à Metz.
Chilpéric fit étrangler sa femme qui n'était autre que la sœur de Brunehault, pour épouser Frédégonde.
A dater de ce moment, Brunehault jura de venger sa sœur et les 2 clans, la Neustrie et l'Austrasie se livrèrent une guerre sans merci.
Chilpéric, vaincu, abandonné de tous, attendait la mort à Tournai quand Frédégonde fit assassiner Sigebert dans Vitry près d'Arras.
Brunehault voulant voler au secours de Sigebert emprunta avec ses troupes la chaussée qui porte son nom mais fut vaincue par les troupes de Frédégonde. Peu de temps après sa victoire, cette dernière périt.
Brunehault voulut reprendre la lutte mais Clotère II, fils de Frédégonde, captura Brunehault (qui avait alors près de 80 ans !) la fit attacher à la queue d'un cheval sauvage qui la traîna ainsi derrière lui, la mettant en pièces. Nous sommes en 613.
Malgré sa cruauté, Brunehault était admirée par nombre d'écrivains de son temps.
Son règne fut marqué par l'importance des travaux exécutés. Nombre de chaussées portant son nom ont subsisté durant tout le Moyen âge.
Voilà une période bien cruelle où courage, guerre, amour et haine se côtoyaient sans cesse.
(Article paru en Novembre 1986 sur le Bulletin Municipal d'information N°10 )
Dagobert né vers 600, régna dès 622. C'est par un véritable tour de force qu'en 628 il s'empara de l'autorité Royale en Bourgogne et en Neustrie tandis que son frère Garibert recevait l'Aquitaine.
Quand son frère mourut en 630 il devint le seul chef de l'Empire Romain.
Le règne de Dagobert vit refleurir un véritable renouveau. Il se fit protecteur des églises, des monastères. Il commença la reconstruction de la basilique de St Denis qu'il ne pu terminer. D'autre part il eut des mœurs dissolues, il eut à la fois 3 femmes qualifiées de légitimes, il mourut en 638 près d'Épinay.
Après Dagobert, les rois meurent jeunes et perdent toute autorité au bénéfice des maires du Palais. En Austrasie, la fonction est accaparée par la famille la plus^puissante. Celle de Pépin d'Héristal, il bat les Neustriens en 687 à Terstry et gouverne ainsi toute la Gaule. Ce fut la fin de la période de décadence appelée la période des rois fainéants.
Charles Martel, Maire du palais comme son père Pépin d'Héristal; Charles prépara l'avènement de la dynastie Carolingienne.
Il devint très puissant, il consolida son pouvoir en écrasant les arabes à Poitiers en 732, comme un marteau d'où son nom. Par cette victoire, il sauva la civilisation chrétienne et l'occident de la conquête musulmane. Pépin le Bref son fils né à Jupille en Belgique fut le 1er roi de la dynastie des carolingiens. Il était petit d'où son nom de Bref, mais doué d'une force prodigieuse. Il aurait, dit-on, tranché d'un seul coup la tête d'un taureau et d'un lion que l'on aurait lancés l'un contre l'autre afin de montrer aux Seigneurs rassemblés qu'il était digne de commander,.
De ses deux frères l'on parle peu ; l'un mourut en combattant, l'autre se fit moine. Pépin demeura donc seul à réaliser les ambitions de la famille. Il entama une série de réformes aidé par St Boniface qui le fit Roi en l'Église de Soisson en 754. Il mourut à St Denis en
760 après avoir partagé son royaume entre ses 2 fils Charles et Carboman
qu'il avait eu de Bertrade fille du Comte de Laon. Carboman mourut
en 771. Restait Charles 1er qui devint Charlemagne.
(Article paru en Juin 1988 sur le Bulletin Municipal d'information N°16 )
La 1ére Assemblée Municipale de la paroisse St Martin de Berthecourt eut lieu le 07 Février 1790, à l'effet de procéder à l'élection de officiers municipaux.
La séance a été ouverte en présence du citoyen Duriez Curé de Berthecourt chargé d'expliquer l'objet de la convocation.
L'assemblée ayant nommé un président et un secrétaire en un seul scrutin, Gabriel Lefèvre fut élu président. Il a aussitôt nommé 3 scrutateurs Henry Caron, Pierre Coignon et Louis Leclerc. Mr Renault de Berthecourt fur proclamé Maire et aussitôt prêta serment, ainsi que tous les citoyens actifs présents.
Ils juraient de "maintenir de tout leur pouvoir la constitution du royaume, d'être fidèles à la nation et au Roy, et de bien remplir leur fonction". Vient ensuite l'élection de 2 officiers municipaux, Henry Caron et Pierre Coignon, puis celle d'un procureur de la commune, Mr Duriez, curé de Berthecourt, et enfin celle de 6 notables. Toutes ces élections sont valables pour une durée de 4 ans. On ne peut se présenter pour un nouveau mandat qu'après une interruption de 4 ans. Les réunions ont toujours lieu le Dimanche après le Grand'Messe.
Pour être un citoyen actifs, c'est à dire électeur, il faut être majeur, c'est à dire âgé de + de 25 ans et effectuer 3 journées de travail pour le bien de la commune ou en payer le prix. Cette liste doit être affichée pendant les 8 jours précédents à la porte de l'église. D'autre part, si un membre actif n'a pas effectué ou réglé son dû, il peut être "envoyé au châtelet pour une période égale".
A noter quelques décisions du Conseil Municipal en date du 26 Février 1790. Il est enjoint de réparer les cheminées et fours défectueux, et de les faire balayer (ramoner) une ois l'an à l'entrée de l'hiver, à une peine de 10 livres d'amende.
Il est fait défense de faire du feu près des maisons ou dans les cours, le long des haies et dans les bois, à une peine de 10 livres d'amende.
Il est fait défense aux bergers de conduire leurs troupeaux dans les bois, les osiers, trèfles, luzernes et vignes si ce n'est pas en vertu d'un pouvoir des propriétaires: à une peine de 20 livres d'amende.
Il est fait défense aux cabaretiers de donner à boire pendant les heures du service divin à une peine de 10 livres d'amende au cabaretier et 10 livres à chaque buveur. Interdit de donner à boire après 10h du soir de Pâques à la Toussaint et après 9h du soir jusqu'à Pâques sous les mêmes peines.
Vingt interdits ou obligations ont été promulgués ce même jour. Tous assortis de fortes amendes.
Le 28 Février 1790, Les officiers municipaux ont arrêté que toute la paroisse en général emploierait 3 jours à raccommoder les chemins, à transporter des pierres. Mais une obstacle de grande importance, c'était la traversée du Sillet. Il fallait le traverser en descendant dans l'eau. D'autre part les habitants du hameau de Parisis Fontaine se trouvent isolés dés que le Sillet monte. Les habitants du Hameau de Longueil ont des problèmes pour passer le gué. Monsieur le Vicomte de Maupéou offre de faire un pont à ses dépends, ce pont mesurera 12 pieds de larde afin de faire passer les voiture. A condition que les habitants lui apportent les pierres nécessaires. La pauvreté est extrême à cause de la perte totale des blés de l'an dernier et du fait que le commerce de faisans qui faisait la richesse du village est totalement perdu.
Le 25 Mars a été affiché à la porte de l'église de Berthecourt que tous les citoyens de cette paroisse qui veulent défricher les pierres ou en ramasser seront payés par toisée de 1 pieds de haut et 10 pieds de long, pour cela ils devront se faire inscrire chez Monsieur Renault, Maire de Berthecourt. Ce qui fût fait en peu de temps à la satisfaction de tous.
(Article paru en Novembre 1988 sur le Bulletin Municipal d'information N°17 )
-1790- Plusieurs personnes ont été surprises qu'en 1790, les décrets lus et affichés commencent par "Louis par la grâce de Dieu et par la loi constitutionnelle de l'état" et soient paraphés "Louis Roi des Français" suivi de la signature du Comte de St-Priest. Il ne faut pas oublier que malgré la révolution commencée en 1789, le Roi Louis XVI a régné jusqu'en 1792.
- Pour nous reporter en particulier à Berthecourt, je ne bornerai à noter ce qui ma parait le plus marquant dans les délibérations du conseil municipal de l'époque.
- Les réunions du Conseil Municipal avaient toujours lieu le dimanche après la grand'messe, publiées et affichées à la porte de l'église.
- 1790, en avril lettre patente du Roi sur le décret de l'assemblée nationale demandant la suppression des maisons religieuses, il ne devait en rester qu'une par ordre : Berthecourt n'eut pas de problème n'ayant pas de maison religieuse.
- 2éme lettre patente annonçant l'adoucissement de l'impôt sur la gabelle, celui-ci fur d'ailleurs supprimée la même année.
- 3éme lettre patente du Roi décrétant que le royaume de France, serait divisé en 83 départements, le département est divisé en un maximum de 9 chefs lieux ou districts, chaque district en canton. Berthecourt se trouve rattaché au district de Beauvais.
- Le Sieur Abbé Dubourg est chargé de former les services administratifs du département de l'Oise, ce fut le 1er Préfet appelé commissaire du Roi ou actuellement commissaire de la république.
- Un huissier de Police est nommé à Berthecourt, afin d'assurer les affichages, de veiller au bon ordre. De dresser des amendes à tous contrevenants à la loi et d'en encaisser le prix. Son salaire sera égal à moitié du prix de ses amendes. L'autre moitié servant à payer le travail de ceux qui étaient au chômage (ceux que l'on appelait les pauvres). Ils devaient effectuer tous travaux ou service pour l bien de la commune. Jacques BURGESSON fur le 1er garde Champêtre.
- Lettre patente ordonnant et mandant que tous les juifs connus soient considérés comme membre actifs dans la mesure où ils respectent les conditions requises.
- Les membres des nouvelles administrations doivent être nommés librement par les citoyens lors d'une élection libre. A chaque scrutin, ceux qui obtiendront la pluralité absolue seront élus définitivement pour la durée totale de leur mandats, mais ne pourront se présenter pour un nouveau mandat avant 4 ans, après la cessation de leur présent mandat.
- Au sujet des impôts, il est des expressions d'humour "lorsque les contribuables seront soulagés de leurs dettes de l'année, ils pourront, ils auront le droit de se présenter aux élections départementales". (Êtes-vous si soulagés lorsque vous avez réglé vos impôts !).
- La fayette dépose sur les bureaux de l'assemblée nationale son avant projet de déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Cet avant projet restera en suspens et ne se sera débattu avant longtemps. C'est l'assemblée constituante qui définit et fixe le texte qui a encore court à l'heure actuelle.
- L'hiver 1789, a été si rude (de novembre le 20 jusqu'au mois de janvier1790), la Seine gela si fort que les habitants pouvaient la franchir à pieds. Hommes et bêtes mourraient de froid et de faim. Le ravitaillement de la capitale ne pouvant se faire en raison du temps, le lin et le chanvre n'ont même pas été ramassées, c'est la plus grande pauvreté.
- 1790, malgré toutes ces misères, ce fût pourtant la période où il y ait le plus grand nombre de découvertes et de réformés.
(Article paru en Février 1989 sur le Bulletin Municipal d'information N°18 )
En continuant la lecture des délibérations du Conseil Municipal du dimanche de Pâques 4éme jour d'Avril 1790, nous lisons un décret de l'assemblée Nationale qui laisse rêveur !!
Voici ce qui textuellement est écrit.
"La constitution militaire de l'armée, les lois des finances bientôt un système d'imposition justes verra le jour, l'industrie, l'agriculture, la liberté du commerce. Un système de loi criminelle dictée par la raison, la justice, la morale. La justice sera rendue gratuitement. L''éducation nationale, l'éducation civique est obligatoire la loi, le roi, la nation c'est vous". La suite est des plus surprenante encore quand on songe à ce qu'ils feront de Louis XVI. L'Assemblée Nationale dit "le Roi est le gardien de la loi quelque soient les mensonges que l'on prodigue. C'est le roi qu'on trompait, c'est vous qu'on trompe maintenant et la bonté du Roi s'en afflige. Il veut préserver son peuple. Au milieu des représentants du peuple, il a déclaré qu'il ferait de l'héritier de la couronne le gardien de la constitution après lui.
On lit plus loin, vous avez un roi, il est à vous, non pas le roi de quelques milliers d'hommes mai le roi des français de tous les Français; le roi du peuple libre et pendant plusieurs pages ce ne sont qu'éloges et conseils pour aimer, aider et respecter ce roi qu'ils h'hésiteront pas à emprisonner et à décapiter en 1792. Ceci signé des membres de l'Assemblée Nationale de la révolution et contresigné par Renaud de Berthecourt, Maire de la Commune.
1791 fut une année plutôt calme où il n'est question que de trouver une solution sur la façon de percevoir les impôts de façon plus équitable et plus rentable, sur la façon de réprimer les attroupements, les manifestations de tous ordre. Tout le monde était amené à payer des impôts.
Nous allons prendre connaissance de l'histoire de calendrier républicain qui commence effectivement (en retard) sur la date de création.
- L'ouverture officielle de l'Ère des Français est le 22 Septembre 1792, premier jour de la république fixé à la date de l'équinoxe d'automne et donc dénommé premier Vendémiaire de l'an I.
- C'est seulement le 24 Novembre 1793, c'est à dire le 15 Vendémiaire de l'an II qu'un décret précisa le nom des mois et des jours. Aucun document de cette époque ne porte donc la date de l'an I.
Le souci essentiel de la convention qui prit l'initiative d'instaurer le calendrier républicain était un décompte des jours plus conforme au système solaire.
L'abandon de toute référence au calendrier grégorien synonyme de l'ancien régime motivait cette décision.
(Article paru en Juin 1989 sur le Bulletin Municipal d'information N°19 )
Le calendrier grégorien
(Article paru en Octobre 1989 sur le Bulletin Municipal d'information N°20 )
Désormais, nous allons parcourir l'année 1791. Où, il y eut beaucoup moins de décrets et lois modifiant tout ce qui avait cours avant la révolution.
Dés le Dimanche 2 Janvier 1791; ont été affichées à la porte de l'église, lues et publiées après la grand messe; les lois concernant :
- La liberté de la vente su sel
- La fabrication des assignats
- La suppression des réunions de l'ancien clergé
- La loi relative au serment à prêter par les évêques et autres ecclésiastiques comme fonctionnaires publics : c'est ainsi que Monsieur Auguste DURIEZ, curé de la paroisse, prête le serment que la nation exige de tous fonctionnaires.
Le 10 Janvier 1791; à l'issue de la Messe paroissiale; il prête serment de veiller sur les fidèles de la paroisse qui lui sont confiés, d'être fidèle à la Nation, à la Loi et au Roy, et de maintenir de tout son pouvoir la constitution décrétée par l'Assemblée Nationale et acceptée par la Roy.
Le 16 Janvier 1791; Réunion pour la lecture de nouvelles lois concernant l'estimation des arbres fruitiers plantés sur les rues et chemins publics.
Le 23 Janvier 1791; Loi relative aux droits qu'ont les citoyens de former des sociétés libres.
- Contrôle des tanneurs et autres fabricants de peaux
- Un procès-verbal d'un géomètre Monsieur de la Tour, définit la surface de terre appartenant à la commune, soit 4 pièces contenant 126 arpents, 19 perches
- Le marais de Berthecourt 93 arpents, 26 perches
- Le larris 22 arpents, 49 perches
- Les marais de Longueil 1 arpent, 76 perches
- Les marais de Parisis-Fontaine 8 arpents, 68 perches
Le 25 Janvier 1791; par décision de l'Assemblée Nationale les religieux ayant prêté serment auront dorénavant le droit de voter.
- Parait une loi imposant aux communes d'entreprendre le dessèchement progressifs des marais, afin d'éviter l'invasion des moustiques sources de maladies, et d'y planter des saules et peupliers au profit de la commune.
- Une loi définit l'organisation départementale des ponts et chaussées.
- Une loi relative au moyen d'établir une uniformité des poids et mesures, qui jusqu'à ce jour, pouvaient être très différents d'une province à l'autre.
Le 16 Octobre 1791; le dimanche, les officiers municipaux de la communauté de Berthecourt, remis u lieu ordinaire des séances de la municipalité après le lecture par le secrétaire greffier de la loi des 20.22.23 Novembre 1790, acceptée par le Roy le 1er Décembre suivant, et portant qu'aussitôt que les municipalités auront reçu le décret qu'il soit procédé à la division du territoire en sections. Ils décident donc la création des sections suivantes :
1 section du village de Berthecourt.
2 section du camp Renard
3 section de la perce peine
4 section des escarmeaux
5 section de la prairie de Berthecourt
6 section des coutures
7 section de la barre des champs
8 section du camp rival
9 section de la Garenne de Parisis Fontaine.
Le 30 Octobre 1791; la municipalité a décidé de remplacer la cloche cassée lors des émeutes de 1789, et c'est au son de cette cloche retrouvée que le 20 Novembre 1791, en vertu des lettres patentes du Roi, l'assemblée des citoyens actifs, présidée par Pierre COIGNON procède à l'élection de nouveaux municipaux avec pour maire Monsieur Louis LE CLERE.
Le 26 Décembre 1791; l'assemblée municipale est convoquée par Louis LE CLERE, maire, assisté du procureur de la commune et du conseil général de la commune. Celui-ci expose "qu'il est nécessaire et de droit de nommer un garde champêtre pour la conservation des propriétés du territoire de la communauté de Berthecourt".
Jean HERVAUX, reconnu de bonne vis et mœurs, se présente pour remplir cette fonction, et est agréé à l'unanimité.
(Article paru en Avril 1990 sur le Bulletin Municipal d'information N°22 )
Le 7 janvier 1792 : l'assemblée municipale est convoquée par le Maire Louis LECLERC "au lieu ordinaire (à l'église) et en la manière accoutumée". Le procureur de la commune a représenté qu'il était urgent d'envoyer à Messieurs les administrateurs du district l'état des biens de la fabrique Saint Martin de Berthecourt (c'est à dire les biens du Clergé)
Le 22 Janvier 1792 au cours de l'assemblée tenue à l'issue de la Messe ; "nous, officiers municipaux de la paroisse de Berthecourt, avons dit et annoncé que, quoique le décret de l'assemblée nationale n'appelle au pacte fédératif que les gardes nationales du Royaume, nous avons représenté que dans l'esprit de la constitution et dans l'état d'un peuple libre, tout citoyen doit être soldat". Tous les citoyens réunis en la dite assemblée ont donc nommé, à la pluralité absolue des suffrages Jean LEFEVRE Capitaine, François ALLIN Lieutenant, Louis et Jean Baptiste PRILLEUX Sous Lieutenants, Lucien LEFEVRE, Henri-Luc CARON fils, Rémy MEUNIER, Nicolas HUBERT Sergents Pierre LEFEVRE, fils de Lucien et Pierre PITRE Caporaux ; pour régir et gouverner la compagnie de soldats de la dite paroisse ou municipalité de Berthecourt.
Le Dimanche 22 janvier 1792 : Nouvelle réunion de t'assemblée municipale. Monsieur le Procureur de la commune ayant représenté que, pour faciliter la vente des biens appartenant à la fabrique de Berthecourt il fallait que Monsieur le Curé de la paroisse St Martin de Berthecourt s'engage et se contente de 25 verges aux lieux dits : le gorguet et les aunois. Monsieur le curé a répondu qu'il consentait à tout ce qui pouvait convenir à la municipalité. Il garde donc la cure et le jardin qui l'entoure.
Le 23 Janvier 1792 : Réunion extraordinaire au cours de laquelle le procureur de la commune donne lecture d'une lettre des administrateurs du district de Beauvais, annonçant combien il est important, dans le régime actuel, que tous les citoyens soient instruits : "En conséquence il nous est enjoint de faire l'état détaillé des écoles publiques de tout genre qui existent dans notre territoire".
Le 2 Février 1792 : Monsieur le Maire, Louis LECLERC assisté de Messieurs les officiers municipaux, du procureur de la commune et du conseil général, expose qu'il est nécessaire d'autoriser Monsieur le procureur a "donner moyen et lieu de défense" dans une conciliation entre les habitants du hameau de Pansis-Fontaine et Pierre Boitel, à qui il a été fait défense de faire pâturer ses vaches dans les marais de Pansis Fontaine.
Le 22 Février 1792 : L'an IV de la liberté, une assemblée extraordinaire de l'assemblée municipale est consacrée à l'imposition du terrain du Larry ( c'est la première fois qu'est mentionné sur le registre des délibérations le rappel du calendrier républicain).
Le Dimanche 26 Février 1792 a été affichée à la porte de l'église St Martin de Berthecourt lue et publiée après la grand'messe paroissiale mention de 26 lois. L'une d'elles précise qu'il ne sera accordé aucun emprunt ou secours aux villes et communautés sans justification du paiement des impositions de 1789 et 1790 et de la contribution patriotique.
Le Dimanche 4 Mars 1792 sont affichés dans les mêmes conditions des textes concernant 36 lois. L'une d'elles "ordonne les formulaires à observer pour pouvoir sortir du royaume".
Le Dimanche 11 Mars 1792 toujours affiches à la porte de l'église, lus et publiés après la grand'messe paroissiale, textes concernant 22 lois dont l'un relatif aux droits d'entrée et de sortie du Royaume.
Une loi du 16 Juillet 1791 détermine le cas "où le Roi sera censé avoir abdique la couronne et pourra être poursuivi comme simple citoyen".
Le Dimanche 18 Mars 1792 de nouveau mention de 20 lois ; l'une portant sur l'échange des petits assignats contre de la monnaie de cuivre.
Le 19 Mars 1792 à 10 H 00, Monsieur le Maire de la paroisse a réuni le conseil municipal à la diligence de Monsieur le Procureur "trouvé et reconnu que le nommé Gabriel L. s'est permis de faire es caver une partie de la rue conduisant de la place au calvaire", pour renforcer un mur le long de la dite rue, ce qui cause un dommage considérable à la rue. Le sieur Gabriel L. a été condamné à combler l'excavation qu'il avait faite dans les 24 heures, sous peine d'une poursuite en justice.
Le 20 Mars 1792 : Le sieur Gabriel est condamné à 6 livres d'amende et à la livraison de 6 voitures de pierres (ce qui devait représenter un certain trou 1).
Le 22 Mars 1792 l'assemblée municipale, assistée de Monsieur le Procureur de la commune et du Conseil Régional de la commune se réunit "à l'effet de constater les dépenses locales de la municipalité". Au titre des dépenses 36 livres ont été accordées au Sieur DUPILLE, de Beauvais, pour établir un plan visuel du territoire divisé en sections dont chaque pièce sera marquée d'un numéro qui correspond à un recueil où le nom de chaque propriétaire est indiqué.
(Il s'agit donc du premier plan cadastral).
Le 25 Mars 1792 a été faite l'adjudication définitive de la recette de la contribution foncière, après avoir été créée, publiée et affichée les 2 dimanches précédents. L'adjudicataire désigné est Jean Lefèvre "à charge pour lui de fournir et livrer dans le délai fixé par la loi ; bonne et suffisante caution, lequel a présenté pour la dite caution la personne de Jacques COIGNON, citoyen demeurant à Berthecourt".
Le Dimanche 25 Mars 1792 : a été également affichée à la porte de l'église, lue et publiée la mention de 34 lois. L'une de celles-ci est relative aux émigrants.
Le Dimanche 1er Avril 1792 : Mention de 24 lois est affichée à la porte de l'église. 11 est fait référence entre autres à la loi du 22 Août 1791 qui fixe le prix du transport des lettres et paquets par la poste. Est mentionnée également la loi du 26 Août 1791 "relative aux traitements et secours à payer par le trésor public aux ci-devants employés, ecclésiastiques du laïcs, faisant fonctions relatives au service divin dans les églises des ci-devant chapitres ex-séculiers ou réguliers".
Le 29 Avril 1792 a été tenue l'assemblée municipale au lieu ordinaire et en la manière accoutumée, convoquée et présidée par Louis Leclère, Maire, assisté de Messieurs les officiers municipaux et du Conseil Général de la commune, à l'effet de représenter à Messieurs les administrateurs du directoire et du district de Beauvais pour les impositions foncières pour l'année 1791 qu'il est de toute impossibilité qu'un si petit terroir et une si petite communauté puissent parvenir à payer une somme semblable à celle qui nous est attribuée. Les citoyens de notre communauté crient tollé sur une pareille imposition. Il leur semble que c'est nous qui leur avons donné cette imposition. Nous avons beau mettre le calme et faire les représentations nécessaires, cela ne diminue rien de leurs clameurs, ils sont emportés comme des lions rugissants, ils crient et nous traitent comme les derniers des hommes. Messieurs, nous ne pouvons nous dispenser de vous faire part des indignités et calomnies qui nous sont adressées. Qu'il nous soit accordé une diminution favorable pour apaiser les clameurs et les injures. C'est à la justice de votre administration que nous nous adressons. Qu'il vous plaise de nous faire justice".
(Transcription intégrale)
(Article paru en Juillet 1990 sur le Bulletin Municipal d'information N°23 )
Le 22 Avril 1792 : à la sortie de la grand-messe sont distribuées des feuilles pour recevoir les déclarations de chaque citoyen, afin de fournir la matrice du rôle de la contribution mobilière. Personne ne s'étant présenté à la Mairie pour reporter sa feuille, le Maire remet cette affaire entre les mains des administrateurs du directoire et du district afin qu'ils engagent les poursuites nécessaires.
Le 22 Avril est également mentionnée la loi du 26 Août 1791 "Relative aux traitements et secours à payer par le Trésor Public", aux ci-devant employés, ecclésiastique ou laïcs, faisant fonctions relatives au service divin dans les églises des ci-devant chapitres.
Le 25 Mai 1792 : l'ordre est donné sous les 8 jours de détruire dans les églises les bancs des ci-devant seigneuriaux qui pourraient s'y trouver. Ceci aux frais de la Commune qui restera propriétaire des matériaux. Tous les papiers, lettres, décrets, lois sont entreposés à l'église de Berthecourt. Le maire, Monsieur Leclerc, demande l'autorisation de construire un bâtiment pour entreposer tous ces papiers. (La première Mairie).
Premier acte officiel d'action sociale par la remise de la somme de 40 sols à Louise MO afin de l'aider à faire face à la subsistance de sa famille.
Le 28 Juin 1792 : Le ci-devant Mathurin Renaud (ancien Maire) est appelé à rendre des comptes de sa charge de 1789-1790 sur les 57 livres, 16 sols qui lui avaient été attribués pour la gestion de la Commune.
Le 20 Juillet 1792 : un nouveau garde-champêtre, Pierre Dupille sera payé par la Communauté 80 livres. Il continue a avoir à son profit la moitié des amendes qu'il dressera concernant les herbiers et les pâturages sauvages. Il sera responsable des dommages et négligences et devra faire son rapport toutes les 24 heures. En revanche, c'est la première fois qu'il portera une plaque ou seront inscrits la loi, son nom propre de baptême et de famille et le nom de la Municipalité. L'entretien des chemins sera assuré par les laboureurs qui devront fournir gratuitement les voiturées nécessaires au remblaiement de ceux-ci.
Le 23 Septembre 1792 : ou l'an IV de la liberté et 1er de l'égalité : Monsieur DURIEZ, Curé de la Paroisse en qualité de fonctionnaire public, recevant traitement de l'état, renouvelle son serment de fidélité au service des fidèles de la nation et au maintien de la liberté et de l'égalité ou de mourir en la défendant.
Le 14 Octobre de l'an 1 de la République Française, Jean Louis Bourdon et
Pierre Boitel sont désignés pour effectuer le recensement du grain sur la
commune... et en dresser procès verbal.
Suit la liste des agriculteurs qui fournissent en tout 174 septiers. Suit une liste de 18 agriculteurs sur la commune de Berthecourt.
Le 4 Novembre 1792 : séance tenue au lieu habituel, présidée par le Maire, Louis Leclerc, assisté des officiers municipaux pour procéder à la nomination d'un officier public qui tiendra les registres de naissances, mariages, décès ; ce qui jusqu'à ce jour, était tenu par Monsieur Duriez, Curé de la Paroisse St Martin de Berthecourt.
Le 5 Novembre 1792 de l'an 1 de la République, le Conseil Général du district de Beauvais, a provoqué une assemblée des officiers municipaux de la Commune afin de procéder à la vente des biens de la ci-devant fabrique de Berthecourt. En ce qui concerne les objets or ou argent appartenant à l'église ; l'ensemble de la municipalité a refusé de respecter cette loi ; elle a simplement accepté de céder au directoire la croix de procession pour montrer sa bonne volonté (cette croix pesait environ 4 livres et était en argent).
Monsieur Duriez a remis à Monsieur le Maire les archives d'état civil en sa possession ; liasses classées depuis 1621 jusqu'en 1792. C'est à dire à ce jour : 101 liasses. Récépissé lui a été remis parle greffier en présence de Monsieur Louis Leclerc, Maire
L'an 1792, le Dimanche, 9ème jour du mois de Décembre, en vertu du décret de la convention nationale pour la nomination et l'élection d'une nouvelle municipalité, la commune de Berthecourt s'est rassemblée au lieu ordinaire après avoir été annoncés au prône de la messe et publiée à la porte de l'église. L'assemblée convoquée au son de la cloche au lieu et la manière ordinaire ayant été ouverte par Pierre Coignon, vu l'absence du maire et des officiers municipaux, pour remplir l'intention de la convention nationale et pour satisfaire aux lois. Ayant procédé de suite à l'appel des citoyens actifs, dont le nombre était de 21. Après la lecture des lettres patentes qui indique de tirer au scrutin pour l'élection de 3 scrutateurs. Au premier tour et a la pluralité absolu, Jean Meunier, Pierre Alin et Charles Mascré sont élus.
Un secrétaire greffier en la personne de Jean-Louis Mesnard,
Un Maire : Pierre Coignon,
Deux officiers municipaux : Lucien Bataille, Jean Lefevre,
Sept notables : Jean Meunier, Pierre Alin (père), Pierre Allin (fils), Charles Mascré, Lucien Lefevre, François Gaudet et Auguste César Duriez.
Un deuxième secrétaire greffier : Antoine Tellier.
Voici la composition de la nouvelle municipalité qui a prêté serment devant la commune encore assemblée, de maintenir de tout leur pouvoir, la liberté et l'égalité de la République Française, d'être fidèle à la Nation et au Roy et de bien remplir leur fonction.
Monsieur le Président ayant déclaré la séance levée. Les membres de ce nouveau conseil municipal ont alors procédé à la signature du procès verbal de la dite séance.
L'an 1792, le 26ème jour du mois de Décembre, en Assemblée tenue au lieu ordinaire, s'est présenté le nommé Louis Leclerc, ci-devant, Maire de la Commune de Berthecourt, pour rendre ses comptes à l'administration pendant l'exercice de sa charge tant en recette qu'en dépense.
La dite recette se monte à 163 livres, 6 deniers, la dépense se monte à 165 livres, 18 sols, 8 deniers.
La dépense excédant la recette de 2 livres, 18 sols, 2 deniers, lequel a été payé sur le champ par Pierre Coignon, nouveau Maire. (La suite la prochaine fois).
(Article paru en Novembre 1990 sur le Bulletin Municipal d'information N°24 )
L'an 1792, l'an 1 de la république, le 26ème jour du mois de décembre en assemblée tenue au lieu ordinaire et accoutumé , présidée par Pierre Coignon maire, assisté des officier municipaux et du conseil général de la Commune, la dite assemblée tenue afin de procéder a la nomination d'un officier public pour tenir les registres et écrire les actes de naissance, mariage et décès de la dite commune.
- Laquelle nomination a été faite sur la personne d'Auguste César Duriez, c'est donc lecuré de la paroisse qui devient le premier secrétaire de Mairie après avoir recueilli la pluralité absolue des suffrages au premier tour de scrutin tant par la dite municipalité que par le conseil général de la dite commune.
- Le 9 Mars 1793, l'an 2 de la République, a été lu, publié et affiche le décret de la Convention Nationale des 21 - 23 - 24 et 25 Février 1793.
1 - Adressé au peuple français
II - Décret relatif a l'organisation de l'armée et aux pensions retraites et traitements de tous militaires de quelque grade qu'ils soient.
III - Décret qui détermine le mode de recrutement de l'armée.
- Le registre de l'inscription des volontaires de bonne volonté pour voler a la défense de la patrie.
- L'an 1793, le dixième jour du mois de mars, en assemblée tenue au lieu ordinaire et accoutumé pour procéder et parvenir à la levée du nombre d'hommes demandé suivant la lettre du Directoire du district de Beauvais. D'après la dite assemblée convoquée au son de la cloche en la manière ordinaire et accoutumée, il ne s'est présente aucun citoyen pour s'inscrire sur les registres, aucun volontaire de bonne volonté. Nous en avons dressé le présent procès verbal.
- Le 12 Mars de l'an 2 de la république (1793) pour nous conformer à 1'adresse des citoyens administrateurs du conseil du district de Beauvais, nous, maire et officiers municipaux de la municipalité de Berthecourt, Canton de Noailles ; voulant nous conformer aux décrets de la Convention Nationale, avons commencé, conformément a 1 article IX du titre premier de la loi, par convoquer tous les habitants et leur donner connaissance du nombre d'hommes demandés. Les dits habitants réunis, nous leur avons fait lecture de la loi ainsi que celle relative aux pensions, retraites et gratifications pour les défenseurs de la Patrie, après avoir déclaré auparavant qu'un registre était ouvert. De nouveau personne ne s'étant encore présenté ; désirant compléter le nombre d'hommes demandés, nous avons alors procédé au tirage au sort d'après la décision de la majorité e 1 assemblée et pour premier soldat volontaire en la personne de Nicolas Lescuyer âgé de 26 ans, Domestique du citoyen Bordé fermier en cette paroisse, taille 26 pieds 1 pouce, barbe brune, cheveux bruns, visage plein rond, nez pointu. Un second volontaire en la personne de Charles Boite'1 , fils de Charles Boitel pâtre de cette paroisse. Un troisième soldat volontaire en la personne de François Dupille, fils de François Dupille, laboureur demeurant à Parisis-fontaine. Les dits 3 soldats volontaires complètent le contingent du nombre demandé de 9 : François Alain - Pierre Lefevre - Nicolas Hubert Harrangé - Jean Baptiste Prilleux - Germain Lederc - Pierre David. Tous volontaires au service de la République Française. Nous avons proclamé les noms des citoyens ci-devant nommés. Nous leur avons délivré un extrait a chacun d'eux ; signé par nous, officiers municipaux avec les dits volontaires, à l'exception de Nicolas Lecuyer et Charles Boitel qui ont déclaré ne savoir m écrire ni signer.
Le dit Charles Boitel fut rayé de la liste, car le 14 Mars, 11 présentait au maire "un certificat signé des citoyens administrateurs du district de Beauvais" précisant "qu'il vient de tomber du haut mal en présence de l'administration".
(Article paru en Janvier 1991 sur le Bulletin Municipal d'information N°25 )
Nous poursuivons la relation des faits marquants de la vie de notre commune après la révolution, tels qu'ils apparaissent au travers des comptes rendus de réunions du conseil municipal de 1'époque.
(Les passages entre guillemets sont des citations intégrales)
- Le 14 Mars 1793, le maire Pierre COIGNON rend compte du résultat des réquisitions faites "Conformément aux termes de la loi du 24 Février dernier pour le recrutement concernant les habillement, équipement, armement et subsistance, qui charge les municipalités de requérir les citoyens, préférablement choisis dans la classe aisée, de fournir leur uniforme". Il n'a trouvé "dans toute l'étendue du territoire de notre commune qu'un habit simple uniforme, estimé à la somme de 24. livres, appartenant à Pierre François BOITEL". D'autre part il a trouvé 2 fusils de guerre, le premier appartenant a Paul DAUDRY et le second a Jean DARDIVILLE. En ce qui concerne les chaussures, tes cordonniers de la commune ont déclaré "qu'il n'était de leur pouvoir de faire aucune paire de souliers pour le prix expliqué en la dite loi".
- Le 9 Avril 1793, l'assemblée municipale assistée du conseil général de la commune se réunit "à l'effet de délibérer en faveur de Germain LECLERE ci-devant volontaire, qui voulant profiter de la faveur de la loi du 24 Février dernier, nous a pré- senté pour le remplacer la personne d'Etienne LEGROS. Après nous être assurés de sa conduite et du civisme du dit Etienne LEGROS, nous l'avons accepté au lieu et place du dit Germain LECLERE pour le remplacer en sa qualité de dit volontaire".
- Le 17 Mai 1793, l'assemblée, assistée du conseil général de la commune, s'est réunie "pour nommer 2 commissaires chargés de vérifier et faire la visite domiciliaire chez les citoyens possesseurs de graines et farine et qui n'auraient pas fait la déclaration prescrite par la loi du 4 Mai".
- Le 23 Mai 1793, à 7 Heures du matin, s'est présenté au greffe de la municipalité de la commune de Berthecourt le nommé Pierre DUPILLE, garde-champêtre de la commune. Il dit que, faisant sa tournée habituelle vers 4 heures de l'après-midi, il a trouvé 2 citoyennes ramassant des bottes d'herbe et du bois coupé appartenant au sieur DERIDELLE.
- Le 28 Juillet 1793, le maire et les officiers municipaux de la commune de Berthecourt ont tenu réunion commune avec le maire et les officiers municipaux de la commune de Longvillé Boncourt "suivant l'invitation des administrateurs du Conseil permanent du district de Beauvais en date du 24 Juillet, 11 a été procédé au tirage au sort pour la levée d'un nouveau volontaire national. Le sort étant tombé sur Pierre François DESLIENS, Citoyen de la commune de Longvi11é-Boncourt, canton de Noailles, âgé de 21 ans, natif de V111ers St Sépulcre, le dit Pierre François DESLIENS soldat volontaire complétant 1e contingent demandé suivant l'invitation du conseil permanent du district de Beauvais, nous l'avons proclamé soldat volontaire et inscrit dans le procès-verbal".
- Le 21 Août 1793, "reçu le décret de la convention nationale en date du 15 Août contenant des mesures pour assurer l'approvisionnement en grains de la ville de Paris. Le citoyen GIRARD, commissaire national, accompagné du citoyen administrateur au directoire du district de Beauvais, en a requis la prompte exécution sous trois jours, et ce, sous les peines portées par l'article trois de la dite loi".
Pour répondre à cette injonction, onze cultivateurs ont fourni une quantité totale de 38 quartiers (ancienne unité de mesure valant 0,90 T).
(Article paru en Mai 1991 sur le Bulletin Municipal d'information N°26 )
Nous poursuivons la relation de certaines réunions du Conseil
(Les passages entre guillemets sont des citations intégrales)
- L'an 1793, l'an II de 1a République Française une et indivisible, le 8eme Jour du mois de septembre, à l'issue de la messe paroissiale, a été tenue - séance tenante l'assemblée du conseil général de la commune - les habitants y assistant - à l'effet de délibérer sur ce qui suit" :
Mathurin Renaud, demeurant a Berthecourt, déclare qu'au cas où il gagnerai le procès que la commune lui a intenté au sujet de la dépouille du seigle du Larris, qui est en dépôt actuellement a la garde de Gabriel LEFEVRE, i1 en fera abandon pour être vendu à moitié au profit des volontaires de Berthecourt.
La dite assemblée ayant délibéré sur le motif ci-dessus énoncé a décidé de faire battre le dit seigle, le gerber, le vendre et d'employer 1'argent au secours des volontaires de la commune".
Le dixième jour du mois de septembre a été tenue une assemblée municipale extraordinaire, suite à "l'arrêté des représentants du peuple en date du 4 septembre relativement a l'approvisionnement et subsistance pour la ville de Paris" qui enjoint a tous les cultivateurs domiciliés dans l'étendue du département de l'Oise de fournir en supplément 3 quintaux de blé pour les exploitations de cent arpents de terre.
L'assemblée municipale constate que cet arrêté ne peut concerner la commune, aucun cultivateur n'exploitant une telle surface.
- Le 15ème jour du mois de septembre a été tenue l'assemblée du conseil général de la commune " à l'effet de retirer les fusils qui existent chez chaque particulier dans l'étendue de la commune"
A cet effet Lucien LEFEVRE et Jean MEUNIER ont été nommés commissaires.
- Le 15ème jour du mois de septembre l'assemblée municipale se réunit en faveur du décret du 29 Août dernier qui ordonne de faire devant la municipalité la déclaration des chevaux de luxe, de selle ou de trait non employés à l'agriculture".
L'assemblée ne connaît aucun cheval de luxe sur l'étendue de la commune, les chevaux se trouvant employés au travail de l'agriculture. "
- Le 23 septembre 1793 "a été fait Tétât des grains a fournir par les citoyens cultivateurs de la commune de Berthecourt relativement a l'arrêté du conseil permanent du département de l'Oise relatif aux subsistances de la ville de Beauvais".
6 Cultivateurs sont concernés :
Claude Jérôme BORDE 10 mines
Henry Luc CARON 10 mines
Mathurin RENAUD 8 mines
Germain LECLERE 6 mines
Charles LECLERE officier municipal 8 mines
Pierre COIGNON Maire 8 mines
- Le 29ème jour du mois de septembre, a été tenue l'assemblée municipale, suite à l'arrêté du représentant du peuple près de l'armée du Nord en date du 21 septembre, et à l'arrêté du 24 septembre fixant le contingent a fournir par la commune de Berthecourt à 192 mines d'avoine, 900 bottes de paille du poids de 10 livres, 1000 bottes de foin du poids de 10 livres.
L'assemblée municipale considère que "d'après la révision du tableau des déclarations faites au recensement des subsistances conformément au décret de la Convention nationale, il ne se trouve à produire, selon le dit tableau, que la quantité de 40 mines d'avoine, 300 bottes de paille et 300 bottes de foin, ne pouvant excéder plus haute quantité, vu que nous dépouillerions les citoyens de notre commune de la nourriture de leurs bestiaux".
- Le 1er octobre, une assemblée municipale extraordinaire a été tenue "pour faire et former la répartition du contingent qui demeure fixé par arrêté du directoire du district en date du 26 septembre. La dite répartition faite sur tous les citoyens de la commune à raison du montant à chacun de leur "dépouille", nous les avons fixés ainsi qu'il suit,"tant pour avoine, paille, foin et draps." (Suit une liste de 43 habitants qui devront fournir au total : 160 mines d'avoine - 38 mines d'orge - 1150 bottes de foin - 700 bottes de paille et 6 paires de draps).
- Le vingtième jour du mois d'octobre, l'assemblée a été convoquée conformément a l'arrêté du conseil permanent du département de l'Oise, en vue de mettre en adjudication la suppression de la croix se trouvant sur le clocher de l'église afin de la remplacer par le drapeau tricolore.
- Le 20 octobre, nous soussigné Pierre COIGNON, maire et officier municipal de la commune de Berthecourt, reconnaissons que, conformément au décret du 17 juillet dernier, le citoyen Mathurin RENAUD a déposé ce jour en la chambre commune de notre municipalité tous les titres féodaux concernant la ci-devant Seigneur Erie de Berthecourt.
-"L'an mille sept cent quatre vingt treize, le onzième jour du second mois de la seconde année républicaine, l'assemblée municipale a été tenue au lieu ordinaire et accoutumé à l'effet de représenter aux citoyens administrateurs du Directoire du district de Beauvais qu'il est de toute impossibilité de remplir leur invitation en date du troisième jour de la première décade du second mois de la seconde année de la République pour la fourniture de 4 quintaux d'avoine, par charrue a raison de 75 arpents pour chacune, car il n'existe personne possédant cette quantité dans l'étendue de notre commune. (Il s'agit de réquisitions destinées a subvenir aux besoins de 1'armée du Nord)
(Article paru en Juin 1992 sur le Bulletin Municipal d'information N°29 )
Nous reprenons la suite de la réunion du Conseil Municipal en 1793.
- Le 17ème jour du second mois de la seconde année républicaine une et indivisible à 9 H 1/2 du matin est comparu le citoyen Charles Leclère, officier municipal. Il dit avoir trouvé au lieu-dit "les Coutures" 14 vaches et génisses et 2 veaux faisant dommage au citoyen Germain Leclère, dans une pièce semée de colza contenant environ 1 mine. Ces vaches et veaux appartiennent à Isoré Cabaretier de son état. Celui-ci devra comparaître pour y être jugé responsable et condamné aux dépends.
- Le 20ème jour du second mois a été tenue L'assemblée du Conseil Général de la Commune à l'effet de constater l'établissement d'un receveur, pour recevoir les deniers de l'église de Berthecourt et pour indiquer les jours de vente des arbres reconnus en dépérissement ainsi que les boutures des arbres qui sont sur la place de la commune de Berthecourt.
- Le 22 Brumaire (second mois de la seconde année) a été faite l'adjudication des boutures des arbres sur la place, les rues et le carrefour dit le 'Calvaire ainsi que les 2 ormes situés au carrefour de la mare des ruisseaux et d'un peuplier dans le "maret" communal. Le tout au plus offrant et dernier enrichisseur. Le total de cette vente se trouve monté à 524 livres 3 sols.
- Le 24éme jour de Brumaire a été tenue l'assemblée du Conseil Général de la Commune pour délibérer sur l'argent provenant du seigle du Larri de Berthecourt pour être délivré aux citoyens volontaires de la dite commune. Le montant de la somme provenant du dit seigle s'est trouvé monté à la somme de 457 livres, tous frais débattus.
- Le territoire de la commune de Berthecourt consiste en 522 mines. Sitôt le seigle récolté, le terrain devra se trouver ensemencé de navets qui demandent 2 façons de culture pour être récoltés 4 mois après leur semence. Il se trouve très peu de jachère sur le territoire de la Commune. On y cultive en plus du blé, des osiers qui se vendent bien.
- Le territoire de la commune consiste en toutes petites pièces ; ce qui donne beaucoup de possibilités de cultures au laboureur qui ne peut cultiver par charrue que 12 mines de sol au plus.
- Le cultivateur est obligé de donner au moins 5 ou 6 façons de culture par mine.
- Les déclarations des citoyens cultivateurs de la commune de Berthecourt possédant 10 arpents de terre et au dessus sont obligatoires. Il se trouve dans l'étendu du territoire de la commune 1 166 mines de terre labourable déduction faite des citoyens étrangers de la commune voisine. Ces 1 166 mines se trouvent cultivées par 32 charrues tant bonnes que mauvaises. Le nombre de petites charrues est plus grand. Le territoire sablonneux est divisé en grand nombre de petites pièces et ne peut être cultivé que par la multiplicité des charrues. C'est à force de multiplier et répéter les labours que l'on peut espérer de bonnes récoltes, (relire le laboureur et ses enfants de Jean de la Fontaine).
- Le 4 Frimaire, l'an II de la République Française a été tenue l'assemblée du Conseil Général de Berthecourt à l'effet de nommer un Commissaire Percepteur pour recevoir les deniers de la fabrique de Berthecourt (église).
- Le 13 Frimaire, an second de la République Française a été tenue en la maison commune de Berthecourt, l'assemblée municipale assistée du Conseil Général de la commune à l'effet de nommer un commissaire pour former les matrices du Rôle de l'emprunt forcé. L'état des grains consiste en blé, seigle, avoine, paille, foin, fourni pour l'approvisionnement de la Ville de Paris, de Beauvais et de Lille par la commune de Berthecourt.
- Le 16 Frimaire, l'assemblée municipale assistée du Conseil Général de la Commune se sont réunis aux lieux ordinaires pour constater que d'après le recensement fait de toutes les espèces de graines la quantité récoltée n'est même pas suffisante pour la moitié du temps à rejoindre la moisson prochaine et qu'il n'y a même pas suffisamment pour faire les ensemencements. Les chevaux des cultivateurs s'en trouvent même privés jusqu'à ce jour. Il est donc impossible même de remplir la réquisition.
Déclarations faites et arrêtées ce jour le 16 Frimaire de l'an II.
(Article paru en Octobre 1992 sur le Bulletin Municipal d'information N°30 )
Nous reproduisons in extenso, le texte d'un document pittoresque, non daté, retrouvé dans les archives paroissiales.
La commune de Berthecourt vient d'être mise en émoi par l'apparition et la visite inattendue et assez rare heureusement d'un des hôtes de la foret, un énorme sanglier, un de ces gros suiteurs qu'on trouve égarés et en détresse dans les parties boisées du Domaine de Mouchy, aux chasses à courre de Saint Jean, est venu s'engager à la chute du jour, dans la cour de Monsieur Lecomte, débitant épicier. C'est à ce moment là que le domestique a été fermer la porte cochère. La bête s'est trouvée naturellement enfermée.
Quelle ne fut pas le surprise du maître de la maison en rentrant assez tard dans la nuit, d'entendre un bruit insolite qu'il distingue bientôt pour être le grognement d'un groin sauvage. Il réveille sans bruit le personnel, chacun saisit le premier instrument pouvant servir d'arme et on courut sus à l'animal. Le sieur Lecomte à cru même l'atteindre de sa canne-épée quand soudain le fauve poussant un cri, put s'échapper par la grille laissée un peu entre ouverte. Le sanglier eut bientôt pris son parti, fila par la rue de la mairie, entra d'emblée en route de Noailles et regagna rapidement son domicile, établi probablement dans la forêt voisine. Une battue serait sont fort à propos dans nos parages, sans quoi il y aurait lieu de craindre que nous ne tardions pas à voir nos champs fouillés par ces immondes ravageurs.
(Article paru en Mai 1993 sur le Bulletin Municipal d'information N°32 )
Nous reprenons la relation des comptes-rendus des réunions du Conseil Municipal en 1793.
* Le 22 Frimaire de l'an II de la République a été tenue l'assemblée municipale au lieu ordinaire et accoutumé (l'église) à l'effet de requérir les cordonniers de notre commune en exécution de la loi de la convention nationale du 4 du 2èm mois relatif aux fournitures de souliers à faire pour le service des armés : Pierre MAUBORGNE, Jacques BURGELINE et Jean-Louis MESNARD, tous trois domiciliés en notre dite commune. Les dits cordonniers n'ayant aucun pouvoir ni de fond pour en faire l'avance réclament les réquisitions au citoyen administrateur pour leur procurer tous les matériaux propres à travailler.
* Le 26 Frimaire, l'assemblée du conseil général de la commune se réunie à l'effet de remplir les pouvoirs des citoyens RENAULT et GIRARD commissaires de subsistance qui réclament un état exact du nombre de charrues réelles ou des arpents de terre labourable qui existent dans notre commune.
* D'après la déclaration en date du 30 Brumaire; le territoire de Berthecourt est composé de 1 170 mines de terre labourable qui ne peut former que 7 charrues à raison de 50 mines pour chacune, conformément aux arrêtés du département qui est de 75 arpents pour chaque charrue.
* Le 6 Nivôse, livré et fourni par Jean LEFEVRE, 3 quintaux d'avoine pour 5 décades pour l'approvisionnement du magasin militaire à Beaumont Sur Oise. Henri CARON a livré 1 quintal 28 livres d'orge pour deux décades pour remplir la réquisition du 8 Brumaire en remplacement d'avoine pour être versé au magasin militaire de Beaumont et voiture par Jean Baptiste GRENIER de la dite commune.
* Le 8 Nivôse, livré et fourni par Ambroise BOITEL, la quantité de onze mines de blé pour l'approvisionnement du dépôt de grains de Beauvais.
* Le 8 Nivôse livré par Charles LEFEVRE la quantité de quatre mesures de blé et méteil de 20 mines de blé.
* Le 18 Nivôse livré et fourni par Germain LECLERC la quantité
* Le 7 Nivôse, l'an II de la République, l'assemblée du Conseil Général de la commune, présidée par Pierre COIGNON Maire, s'est tenue à l'effet de nommer un officier public pour constater et écrire les actes de naissance, mariage et décès de la commune, laquelle nomination a été faite en la personne de Pierre MAUBORGNE domicilié en la dite commune , après avoir recueilli la pluralité des suffrages au premier tour de scrutin.
* Le 10 Nivôse de l'an II de la République Française une indivisible et impérissable ont comparu au greffe de la municipalité de Berthecourt sur les 7 Heures du soir Charles CHARPENTIER domicilié en la commune de Berthecourt pour une déclaration de plainte ; déclare que ce jour 10 Nivôse vers 4 heures 50 ou 5 heures environ a été attaqué personnellement par deux quidams au retour d'Hondainville pour affaires particulières; on lui a apporté plusieurs coups de bâton sur le nez et sur le visage; sur quoi déclare ne savoir, ni connaître les dits quidams. Il assure n'avoir aucune difficulté dans la commune d'Hondainville sinon quelques mauvaises paroles et entretiens tenus entre le dit celui et le citoyen DUBUS, cultivateur, dans le cabaret auberge du citoyen DENNEBETH à Hondainville.
* Le 10 Nivôse, avons reçus les lois suivantes, un décret de la convention nationale du 7 septembre de l'an II portant que tous les fonctionnaires publics et tous percepteurs de deniers publics devront rendre des comptes de leur fortune acquise depuis la révolution.
* Le 14 Nivôse a été tenue l'assemblée du conseil général de la commune de Berthecourt à l'effet de nommer 6 membres pour composer le comité de surveillance de la dite commune, lesquelles nominations ont été faites sur les personnes de Lucien BATAILLE, Claude JEROME. Bordé comme président, Jean-Louis BOURDON, Henry CARON, Jacques COIGNON. Louis Charles LEFEVRE, tous domiciliés sur la dit commune lesquels ont prêté serment de faire leur devoir et tenir main à l'exécution des lois. Le tout en présence et consentement du Conseil Général de la dite commune, lesquels ont prêté serment de faire leur devoir et tenir main à l'exécution des lois. Le tout en présence et consentement du Conseil Général de la dite commune.
* Le 1er Nivôse, avons reçu un décret de la convention nationale du 2ème jour de Frimaire qui accorde un secours annuel aux Evêques, Curés, Vicaires qui abdiquent leur état.
* Un décret du 26 Brumaire qui prescrit les formalités relatives aux pièces d'or et d'argent provenant du Culte.
* Le 8 Frimaire de l'an II de la République un autre décret portant sur les dons patriotiques provenant des églises seront remis dans un même local.
Il y a longtemps, bien longtemps, dans la préhistoire, un bras de la Mer recouvrait notre région, cerné d'un coté par la montagne Ste Geneviève et de l'autre par la montagne de Hermes.
La mer se retira petit à petit, et alors apparut le mont César puis, le larry de Ponchon. La région devint alors un véritable marécage.
A l'origine, l'église de Berthecourt était un musée d'histoire naturelle appartenant au château voisin, ce qui explique sa forme rectangulaire
-1600 - Le seigneur de Berthecourt fait don de son musée à l'abbaye de St-Germer-de-Fly, pour faire de ce local une église paroissiale, jusque là les offices religieux étaient assurés par les moines de Villers appartenant à l'Abbaye de St-Germer-de-Fly.
Un peu d'Histoire sur l'origine de la Maison de Retraite :
En 1896, Madame la Comtesse de Maupéou descendante du Chancelier de Maupéou, dernier premier ministre de Louis XV, Châtelaine de Parisis-Fontaine, offrit cette maison
(notre vieux bâtiment) pour y établir un hospice de vieillards ouvert aux habitants de la commune et des environs.
Cet hospice fut géré selon le vœu de Madame de Maupéou par les religieuses de la providence jusqu'au 1er Mars 1971, date à laquelle Sœur Marie Etienne et Sœur Romaine, très âgées, furent obligées de nous quitter, après de très nombreuses années de dévouement auprès des pensionnaires; mais aussi, au service de tous les habitants de la commune qu'elles ont toujours soignées bénévolement
D’où vient-il ? Le Franc est une très ancienne monnaie ou plutôt une unité décimale qui à l’origine était une pièce d’argent pesant 5 grammes et équivalait à la livre ou 20 sols. Le premier Franc était en Or fin et fut fabriqué le 05 Décembre 1360 sous le roi Jean II le Bon, Il est né sous les traits dufranc à cheval.
L'année de 365 Jours était divisé en 12 mois de 3 décades de 10 jours. Pour les 5 jours supplémentaires, on les nomma les sans culottides. Ainsi pour la période du 4 Frimaire de l'an II au 7 Fructidor de L'an III, c'était le cas.
La françiade était l'appellation donnée à la période bissextile de 4 ans et le jour intercalaire qui la terminait était la jour de la révolution.
Certains habitants de Berthecourt se sont demandé pourquoi la date de la libération de la commune (le 31 Août 1944) n'avait pas fait l'objet d'une cérémonie commémorative :
La raison en est que cette libération s'est effectuée dans fait marquant et que la population n'a pas eu à subir les actes de barbarie commis dans plusieurs agglomération de la région par les troupes d'occupation.
Selon relevé sur archives notant : autorisation accordée par ordonnance royale du 17 octobre 1833 : telle semblerait être la date de construction de ce moulin au titre de
"Usine hydraulique sur le ruisseau Le Sillet" ; dont description de la force est obtenue par une chute de 1 m 50 sur une roue en bois de 5 mètres de diamètre avec palettes de 1 mètre de large, actionnant par couplage de couronnes d'engrenages la transmission de cette force.